dimanche 5 juillet 2009
L'ENFER A UN SPORT LE TRIATHLON
Apres le M-1, le J-1, l'heure H est arrivée. La préparation d'un mois va t elle suffire pour venir à bout de cette terrible epreuve : enchainer 3 disciples. Pour mettre toutes mes chances de mon coté, le vendredi soir je decide de me taper un bon ricard avec une bonne entrecote échalote au barbuc associé biensur de son nectar medocain pour le liquide. Un petit jet 7 bien frais avant de partir au lit (deux en fait) et hop au dodo pour etre en forme le lendemain. Matinée d'avant course un peu longue. Il faut bien reveiller les muscles, alors quoi de mieux qu'un petit coup de tondeuse dans le jardin pour se mettre en jambes. 12h00 le telephone sonne, c'est le pap's. Qu'est qu'il fou demande t il à ma femme ? Il est sous la douche. Je crois que j'ai entendu hurler toute l'equipe au telephone. Je me depeche. Arrivée 12h25 à ste helene pour une inscrition ultra rapide, fin des inscriptions à 12h30, en compagnie de mon ami junky (tres stressé). Et hop direction lacanau pour le depart natation. On s'installe, on prepare nos tenues, on place les velos dans le parc, on positionne avec minutie tout notre attiraille et direction le bord de plage pieds nus sur des aiguilles de pin, génial j'ai adoré. Avec le pap's on s'inquiete beaucoup. Pas un mec avec du gras sur le bide à l'horizon, à par nous biensur. Que des affutés à la lame de rasoir, des betes de muscles, des machines de guerre. Pas grave, on pisse trois fois chacun pour evacuer la pression, on place nos planches et palmes pres de l'eau et on se positionne sur la ligne de depart (devant tant qu'à faire il y a qu'à ce moment là que l'on sera en tete). Le Decompte et hop tout le monde se met à sprinter vers ses accessoires de baignade. Une cohut pas possible, je mets mes palmes (heureusement qu'il n'y a pas de pied droit et gauche), je veux prendre ma planche mais là je me mange en pleine tete deux nageoires, aie et encore aie. Je pars en reculant dans l'eau en ralant bien entendu. Je tourne la tete dans tous les sens pour voir mes coequipiés et là crise de fou rire, je me dis vraiment que l'on a l'air tres con tous dans l'eau, palmes aux pieds entrain de courir en reculant avec nos planches sous le bras.... Je me mets en position dauphin, planche sous le ventre je commence à pagailler en essayant de suivre les conseils que l'on m'a genereusement donnés. Mais rien à faire je suis vraiment pas une sirene. UNe vrai enclume. Tout le monde me depose y compris mes copains. Je suis à mi chemin que les premiers sortent deja. Dur !!!! Les 800m realisés, je sors de l'eau avec une jolie crampe au mollet gauche. Junky est deja sur le velo et pap's fait sa toilette avant d'en faire de meme. Je me change en un temps record. Je fais un peu d'exhibitionnisme et hop en selle. Le debut du parcours est tres chiante. Tres sinueuse et etroite je suis un groupe d'escargots qui me font dechausser une dizaine de fois. Le chemin s'elargie au premier passage d'un gué. Je mets mon clignotant, deboite et depasse les cagouilles. Enfin le chemin est libre sauf que l'on attaque le sable avec un panneau present sur le bord pour t'encourager "Attention 300m tres difficile" Genial merci. Finalement tant bien que mal j'ai l'heureuse surprise de rester sur le velo et surtout de rattraper un pap's agonisant à coté de son rockrider. Je le double, il prends son courage à deux mains pour me suivre et là bradada une belle gamelle. Ca c'est fait, la gamelle quotidienne du pap's. J'ai de plus en plus de jambes et commence à mouliner severe. J'enchaine les kilometres sur un parcours qui à mon gout devient de plus en plus dur. Entre les passages de gués, les relances sur le sables et surtout les longues lignes droites sur des chemins tres chaotiques je regrette fermement de ne pas avoir un velo tout suspendu (surtout mon arriere train). Les 5 derniers kilometres sont un vrai calvaire, sable à gogo, trous, crevasses, rainures en tout genre, je crois que les organisateurs ont appeles ce passage, "les hemoroides". J'arrive enfin à la transition pour la CAP. Au passage je demande au moyen, qui par la faute d'avoir eu la grippe mexicaine c'est contenté du role de reporter merci à lui, depuis combien de temps est passé le junky. 5 minutes. Dur mais faisable en course à pieds. Je pars mais mes jambes deviennent de plus en plus dur pour finalement obtenir deux superbes crampes à chaque quadri, du jamais vu. Essayes de courir comme cela. A part la façon canard qui à envie de pondre, j'ai pas trouvé d'autre solution surtout que le parcours ressemble plus à du trial qu'à autre chose. Je sais à ce moment là que c'est foutu, dommage, je pense que j'avais (presque) les jambes pour revenir. Finalement je vais finir à 9 minutes de junky, ce que je trouve pas trop mal si l'on compare nos doses d'entrainement. Tres fatigué, je passe la ligne dans un dernier effort, abandonnant ma pietre position du canard pour une allure plus digne. 120e, dur j'aurais aimé entrer dans les 100 mais je m'en suis pas donné les moyens avant la course et le niveau de cette année etait tres relevé. Et le pap's allez vous me dire. Il a je crois explosé en route. Lui aussi le manque d'entrainement s'est fait sentir. Meme s'il avait il est vrai travaillé le matin, la pression et une condition physique pas top top ont eu raison de lui. Mais il a fini au courage, avec un magnifique bandeau façon spanghero que je vous conseille d'aller voir sur les photos, superbe !!! Son mental est encore plus fort aujourd'hui meme si apres il s'est vengé sur ces pauvres chips (la encore photos à l'appui). UNe chose est sure, que l'on se le dise, l'année prochaine on se rapporchera encore un peu plus de nos comperes triathletes avec toujours notre volonté secrete de les deposer la prochaine fois. Vous etes prevenus !!!! Merci à tous les organisateurs et à l'année prochaine.
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